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ZOOM SUR NOS PROJETS 5

2- Quels sont les principaux défis tech-     dans le planning. Un autre défi notable
niques ou de terrain que vous avez          concernait le manque d’effectifs au
rencontrés lors de la collecte des don-     niveau des services techniques locaux,
nées auprès des agriculteurs et des         en particulier les conservations des
éleveurs dans les différentes wilayas, et   forêts, qui jouent un rôle essentiel dans
comment les avez-vous surmontés ?           l’accompagnement et la facilitation du
                                            travail de terrain. Leurs équipes étant
Lors de la mission de collecte des don-     souvent réduites ou mobilisées sur d’au-
nées socio-économiques auprès des           tres missions, il a parfois été difficile
agriculteurs et des éleveurs dans les       d’assurer leur présence continue lors des
différentes wilayas des steppes,            enquêtes. Pour surmonter ces contraint-
plusieurs défis techniques et logistiques    es, plusieurs mesures d’adaptation ont
ont été rencontrés sur le terrain. Tout     été mises en place : • Une coordination
d’abord, l’éloignement important entre      en amont avec les directions locales
les wilayas et les communes ciblées a       (DSA, Conservation des forêts, APC) pour
constitué une contrainte majeure. Les       planifier les déplacements et identifier
distances à parcourir étaient longues, et   les points de contact disponibles ; • Une
certaines localités étaient situées dans    répartition efficace des équipes afin
des zones reculées, ce qui a exigé une      d’optimiser le temps sur le terrain ; • Et
organisation rigoureuse des déplace-        enfin, l’engagement et la flexibilité des
ments et une gestion précise du temps.      enquêteurs, qui ont fait preuve d’un
Par ailleurs, certaines zones d’enquête     grand sens du devoir et d’adaptabilité
étaient difficilement accessibles, notam-    pour atteindre les ménages ciblés
ment à cause de la dégradation des          malgré les difficultés rencontrées. Ces
pistes, de l’absence de routes              efforts ont permis d’assurer une collecte
aménagées ou des conditions clima-          de données complète et représentative,
tiques parfois défavorables (vent,          tout en renforçant la collaboration entre
chaleur, ou isolement). Cela a parfois      les différentes parties prenantes locales.
ralenti le rythme du travail de terrain et
nécessité des ajustements quotidiens        son exploitation.  À l’inverse, dans

3- D’après les premières observations,      d’autres zones, le manque de sensibili-
avez-vous constaté des différences
significatives entre les wilayas en mat-     sation et d’encadrement technique
ière de pratiques ou de sensibilisation
environnementale liées à l’alfa ? Et        rend la gestion de l’alfa plus difficile,
comment ces différences pour-
raient-elles être valorisées pour           favorisant parfois la surexploitation ou
améliorer les politiques de gestion
future ?                                    le manque d’intérêt pour la régénéra-

D’après les premières observations, des     tion naturelle. Ces différences peuvent
différences notables ont été constatées
entre les wilayas en matière de             être valorisées dans les politiques
pratiques et de sensibilisation environ-
nementale liées à la ressource en alfa.     futures en s’appuyant sur les expéri-
Dans certaines wilayas, notamment là
où les APC travaillent en étroite collabo-  ences réussies des wilayas les plus
ration avec les ménages, on observe
une meilleure organisation locale pour      impliquées :
la surveillance et la préservation des
nappes alfatières. Ces populations ont      • En renforçant les partenariats entre les
une conscience plus développée de la        conservations des forêts et les commu-
valeur écologique et économique de          nautés locales ;
l’alfa, ce qui se traduit par des compor-
tements plus responsables vis-à-vis de      • En diffusant les bonnes pratiques
                                            observées sur le terrain à travers des
                                            programmes de sensibilisation ;

                                            • Et en encourageant la participation
                                            communautaire dans la gestion et la restau-
                                            ration des nappes alfatières. Ainsi, les
                                            leçons tirées de ces territoires pilotes pour-
                                            raient servir de modèle pour une gestion
                                            plus harmonisée et durable de l’alfa à
                                            l’échelle de l’ensemble des steppes

                                                               BNEDER MAG / Décembre 2025
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